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  • Jamais plus... Souvenirs du collège par les anciens élèves de 3B

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    Par VANESSA GRIAUD, publié le mardi 6 septembre 2016 21:44 - Mis à jour le jeudi 6 octobre 2016 21:48

    24 juin 2016, 11h05

     

    Collège de mes onze à mes quinze ans, ses pièces où je me sentais au chaud, la vie scolaire, jamais plus. Jamais plus, ce long silence dans la classe de M. S., jamais plus je n'entendrai Melek rire à ses blagues sur Pythagore ou je ne sais plus quel théorème. Jamais plus je ne courrai dans la cour de récréation, jamais plus quand il fait froid, je ne me réfugierai dans les toilettes, jamais plus moi et mes amies on s'amusera dans la cour à modifier des chansons à la façon afro. Jamais plus les sixièmes ne partageront gentiment leurs goûters avec moi. Jamais plus je n'entendrai Mme B m'appeler Fofanette, bizarrement, ça me manquera beaucoup, plus que le reste. Jamais plus je n'aurai de cours d'arts plastiques avec l'un de mes professeurs préférés, M. L.

    Jamais plus les soufflantes du principal-adjoint, jamais plus les « Jeune homme ! » dans le couloir, jamais plus la terreur qu'on appelle chez moi. Ô les retards incroyables de Marvin, ô le sourire d'Adrius...

    Collège de mon adolescence, ses professeurs, jamais plus. Jamais plus ces salles remplies d'élèves, ses professeurs joyeux avec qui je me sentais bien, leurs sourires qui nous donnaient de la joie et de la bonne humeur. Jamais plus ses camarades contents avec qui je m'amusais et travaillais. Jamais plus ces bons souvenirs, ces bons moments et ce royaume enfantin où je me sentais comme chez moi, ce collège... qui était notre petit château que nous adorions. Ce collège qui va nous manquer énormément et terriblement. Ce petit chez-nous qui nous donnait de la force pour continuer à avancer.

    En cette triste fin de matinée devant le grand portail du collège ouvrant sur cette grande cour, cour dans laquelle j'ai rencontré tant de personnes qui m'étaient autrefois totalement inconnues et qui sont aujourd'hui très importantes à mes yeux.

    Jamais plus les salles de classe toutes aussi différentes les unes que les autres. Jamais plus l'odeur chimique des salles de science, jamais plus le bruit de la foule d'élèves dans les couloirs. Jamais plus le visage des professeurs qui m'ont vue grandir et auprès de qui j'ai grandi tout au long de ces années passées dans ce collège. Ils vont tellement me manquer, d'ailleurs tout va me manquer dans ce collège. Collège de mon adolescence, rempli de toutes sortes de souvenirs, jamais je ne t'oublierai.

    Jamais plus les deux heures de français de lundi matin avec beaucoup de travail et les rédactions notées. Jamais plus les longues journées de mardi et jeudi de huit heures à dix-sept heures trente. Jamais plus les cours de mathématiques avec les théorèmes de Pythagore et Thalès, cosinus, sinus, tangente et les équations du premier et deuxième degré. Jamais plus le professeur d'histoire-géographie, ses longues synthèses et les contrôles d'Histoire qui parlaient de Staline, de Hitler et je ne sais pas qui.

    Le collège pour lequel je quittais mon lit, pour lequel je me réveillais tôt pour ne pas être en retard, jamais plus. Plus jamais le professeur de physique-chimie avec ses molécules et ses atomes. Jamais plus les cours de sport fatigants du mardi et du jeudi. Badminton, rugby, danse, demi-fond, judo... Jamais plus, jamais plus, ne reviendront ces jours.

    Collège de mon adolescence, ces professeurs qui me manquent tellement : ce ne sont désormais plus mes professeurs. Quatre ans dans ce collège, quatre ans avec ses amis et quatre ans avec ses professeurs s'achèvent avec le DNB. Ces professeurs faisaient tout pour notre avenir mais nous étions des adolescents, nous pensions que tout ce travail, tous ces exercices étaient inutiles. Je m'en souviens comme si c'était hier, mon dernier jour de CM2, j'avais le même sentiment que maintenant. Quitter mes professeurs qui m'avaient appris à lire, écrire, compter... me fit si mal. Comme maintenant, j'avais peur de grandir, je ne voulais pas grandir, je voulais toujours rester dans la petite école avec mes professeurs. Les premiers jours de la sixième, j'avais une peur bleue. Nous sommes tout petits par rapport aux troisièmes. Eux, ils sont grands et forts, nous, nous sommes petits et faibles. Grâce à mes professeurs, moi aussi, je suis arrivée en troisième et maintenant, je les quitte pour toujours.

     

     

     

  • Sous la plume des poilus - Par les élèves de 3°A

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    Par JULIETTE MAINAGE, publié le jeudi 14 avril 2016 16:57 - Mis à jour le jeudi 14 avril 2016 17:01

    Dans le cadre de la séquence La guerre, comment dire l'indicible?, les élèves de 3°A ont réalisé un document sonore dans lequel ils expriment les maux et font revivre les mots des poilus durant la Première Guerre mondiale.

    Merci à Chaher, Izac, Talat, Chafiq et Benoît  pour leur implication!

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